1. Introduction : un tournant pour la mobilité en Belgique
Le budget mobilité est en train de redéfinir en profondeur la manière dont les travailleurs et les entreprises abordent la mobilité professionnelle en Belgique. Bien qu’il existe déjà aujourd’hui, il reste encore facultatif dans de nombreuses entreprises. Pourtant, il s’impose progressivement comme un véritable outil de liberté et de personnalisation des déplacements.
Cette évolution n’est pas marginale : selon la RTBF, un nombre croissant de travailleurs éligibles font déjà le choix du budget mobilité, notamment dans les zones urbaines (RTBF).
2. Qu’est-ce que le budget mobilité ?
Le budget mobilité permet à un employé de renoncer totalement ou partiellement à une voiture de société classique en échange d’un budget annuel fixe, calculé sur la base du coût total de la voiture (TCO – Total Cost of Ownership).
Ce budget, déjà accessible aujourd’hui pour les employeurs qui le souhaitent, peut être utilisé librement dans trois piliers définis par la loi :
- Une voiture de société plus respectueuse de l’environnement,
- Des solutions de mobilité durable (vélo, transports publics, covoiturage, marche…),
- Le solde non utilisé, versé en espèces sous conditions fiscales spécifiques.
L’ensemble des dépenses est suivi via un compte mobilité, offrant une visibilité claire sur le budget disponible et les choix effectués par le travailleur.
3. Fiscalité et montants du budget mobilité
Le succès du budget mobilité repose en grande partie sur son traitement fiscal avantageux. Les dépenses liées à la mobilité durable sont exonérées d’impôts et de cotisations sociales, ce qui augmente le pouvoir d’achat net du travailleur.
Le montant du budget est encadré par la loi : il ne peut pas dépasser un plafond légal, notamment une fraction de la rémunération brute annuelle. Ces limites sont régulièrement rappelées par les experts RH (Groups).
Concrètement, le budget mobilité annuel doit être compris entre 3 055 € et 16 293 €, même si le coût annuel brut de la voiture est inférieur ou supérieur à ces montants. De plus, il ne peut pas constituer plus d’un cinquième de la rémunération brute totale, sans préjudice du minimum légal de 3 055 € (Securex).
Exemple concret : Julien a droit à une voiture de société dont le coût total de possession (TCO) est de 750 € par mois. Son budget mobilité annuel est donc calculé comme suit : 12 x 750 € = 9 000 € (Mobility Solutions by Dieteren).
Le budget fonctionne sur base de flux financiers : un achat étalé dans le temps (comme un vélo financé sur plusieurs mois) est imputé progressivement sur le compte mobilité, facilitant la planification à long terme.
4. Évolutions législatives et contexte réglementaire
Le cadre légal du budget mobilité connaît actuellement une évolution majeure. Initialement annoncée pour 2026, l’obligation de proposer un budget mobilité aux travailleurs disposant d’une voiture de société a été reportée à 2027.
À partir de cette date, tous les employeurs offrant une voiture de société devront également proposer une alternative sous forme de budget mobilité, ce qui concernera environ 400 000 travailleurs (L’Echo).
Même si cette obligation n’entrera en vigueur qu’en 2027, le budget mobilité est déjà pleinement opérationnel aujourd’hui. Anticiper sa mise en place permet aux entreprises et aux travailleurs de se familiariser avec le système et d’en tirer des bénéfices immédiats.
5. Enjeux et défis pour les entreprises et les employés
Pour les entreprises, le budget mobilité implique une organisation claire, des outils de gestion adaptés et une communication transparente envers les équipes.
Pour les employés, le principal enjeu est de comprendre le système afin de faire des choix éclairés : type de mobilité, équilibre entre confort et fiscalité, et anticipation des besoins futurs.
Mettre en place le budget mobilité dès aujourd’hui, même lorsqu’il n’est pas obligatoire, permet de réduire ces freins et de préparer sereinement la transition à venir.
6. Comment tirer le meilleur parti de son budget mobilité ?
Le budget mobilité permet aux travailleurs de repenser entièrement leurs déplacements quotidiens : vélo (classique ou électrique), combinaison train-vélo, mobilité partagée ou marche.
Bien utilisé, ce budget peut réduire le stress lié aux trajets, améliorer la qualité de vie et augmenter le revenu net disponible.
La clé réside dans l’analyse de sa situation personnelle et dans une bonne compréhension des règles fiscales et pratiques du dispositif.
7. Une solution déjà accessible : la location longue durée de vélos
Même si la généralisation du budget mobilité est prévue à partir de 2027, des solutions concrètes existent déjà pour les travailleurs et les entreprises qui souhaitent prendre les devants. Nous avons fait le choix de proposer dès aujourd’hui des alternatives crédibles à la voiture de société.
Nous avons ainsi développé une offre de location longue durée ouverte aux particuliers, pensée comme un véritable outil de mobilité quotidienne. Le modèle est tout compris : vélo, entretiens, assurance et assistance sont inclus dans un montant mensuel fixe.
Cette solution est pleinement compatible avec le budget mobilité existant. Le coût mensuel du vélo peut être financé directement via le compte mobilité, ce qui permet d’optimiser fiscalement son budget tout en adoptant une mobilité durable.
Exemple concret : pour un vélo électrique comme le Cube Kathmandu Hybrid Comfort Pro 800 , une formule de location sur 24 mois revient à 119€ par mois, entretiens, assurance et assistance inclus.
Julien utilise son budget mobilité annuel de 9 000 € (calculé sur le coût total de possession de sa voiture de société de 750 € par mois) pour financer différentes solutions de mobilité durable :
- Une voiture électrique plus petite, coûtant 500 € par mois (6 000 € par an),
- Un abonnement annuel aux transports publics pour 800 €,
- Un vélo électrique en renting pour 119 € par mois (1 428 € par an),
- Le solde restant de 772 € versé en espèces, soumis à un taux d’imposition de 38,07 %.
Grâce à ce mécanisme, Julien peut optimiser fiscalement son budget mobilité tout en disposant de moyens de transport diversifiés adaptés à ses besoins quotidiens. Le budget mobilité permet ainsi de financer une mobilité complète de manière flexible et avantageuse pour l’employé.
8. Budget mobilité : un dispositif déjà accessible avec l’accompagnement de MBE
Contrairement à une idée reçue, le budget mobilité existe déjà aujourd’hui. S’il ne deviendra obligatoire qu’à partir de 2027, les entreprises peuvent d’ores et déjà le mettre en place et en faire bénéficier leurs collaborateurs.
Dans ce contexte, nous sommes partenaires de MBE (Mobility Budget Expert), une plateforme centrale de gestion du budget mobilité destinée aux entreprises et à leurs collaborateurs.
MBE permet de centraliser l’ensemble des dépenses liées au budget mobilité des collaborateurs, quel que soit le pilier concerné : véhicule, mobilité durable ou solde résiduel. La plateforme facilite également le contrôle de l’éligibilité des dépenses et la gestion des remboursements, tout en garantissant le respect du cadre légal.
En tant qu’outil central, MBE offre une vue claire et structurée du budget mobilité, tant pour l’employeur que pour le travailleur. Grâce à ce partenariat, nous accompagnons les entreprises qui souhaitent prendre les devants et intégrer dès aujourd’hui des solutions de mobilité durable, comme la location longue durée de vélos. N’hésitez pas à nous contacter pour obtenir des informations ou être accompagné dans cette démarche.
9. Conclusion
Le budget mobilité s’impose progressivement comme un élément central de la politique de mobilité en Belgique. Bien qu’il ne soit pas encore obligatoire pour tous, sa généralisation annoncée à partir de 2027 confirme son rôle clé dans la transition vers des déplacements plus durables.
Pour les travailleurs comme pour les entreprises, agir dès aujourd’hui — avec les bons partenaires — permet d’anticiper les évolutions réglementaires et de transformer une future obligation en véritable opportunité de flexibilité, de pouvoir d’achat et de bien-être.

